De gauche à droite: Filiep Decorte, Bart Somers, William Lacy Swing et Emilia Saiz à laDe gauche à droite: Filiep Decorte, Bart Somers, William Lacy Swing et Emilia Saiz à la De gauche à droite: Filiep Decorte, Bart Somers, William Lacy Swing et Emilia Saiz à la Conférence mondiale sur les villes et les migrations, 16 novembre 2017. Photo: Dries Deschuttere / OIM 2017

Villes du futur - où les autorités locales gèrent la migration

Les êtres humains ont toujours été incités à se déplacer à la recherche de meilleures terres, ressources et possibilités pour leurs enfants. La mobilité est la stratégie d’adaptation à la pauvreté la plus ancienne et la plus profitable de l’homme. Elle rend les plus pauvres plus riches, et les plus riches encore plus riches en multipliant les richesses, le commerce et l’expertise qui profitent à tous.

 

Toutefois, dans l’histoire moderne, les pressions exercées à la fois sur nos sociétés et économies d’origine et sur celles d’accueil nous épuisent, nous devons donc trouver des solutions qui profitent à la fois aux nouveaux arrivants et aux communautés d’accueil dans lesquelles ils affluent.

 

La migration est motivée par un ensemble de facteurs d’incitation/d’attraction qui, à leur tour, sont façonnés par le contexte et les circonstances. La planète compte quelque 250 millions de migrants, qui font tous face à des difficultés. Bon nombre sont déplacés de force et souvent déjà confrontés à la pauvreté dans des pays à faible revenu.

 

Pourtant, peu importe où ils se trouvent dans le monde - ou pourquoi -, avec plus de la moitié de la population mondiale vivant en ville, la migration et les facteurs qui la provoquent, sont principalement urbains par nature.

 

Les personnes sont bien sûr attirées par la concentration naturelle de services et d’opportunités qu’elles peuvent trouver dans les établissements humains. Il existe cependant d’autres facteurs plus subtils. 

 

Les villes offrent souvent de meilleures possibilités de participation où les migrants peuvent être entendus. Leurs institutions sont plus proches de la population et plus réceptives aux différents besoins. Les villes peuvent profiter directement des nouvelles contributions aux processus et au flux de travail. Elles sont également plus réactives et plus rapides pour accueillir davantage de travailleurs.

 

Dans le même temps, les autorités locales sont aussi confrontées aux demandes les plus directes en matière de ressources pour fournir des services aux différents groupes de population. Elles sont aussi en contact plus étroits, ce qui leur permet de comprendre quelles approches permettent l’accès le plus efficace.

 

C’est pourquoi les autorités locales sont essentielles au dialogue sur la migration et sur la manière de profiter au mieux des possibilités qu’elle génère pour le bien local et national. Les urbanistes et les maires doivent prendre en compte la migration lorsqu’ils envisagent le futur des zones urbaines et des établissements humains.

 

Nous devons nous attaquer de front à ce défi, ensemble.

 

En décembre 2018, les Etats membres des Nations Unies se réuniront au Maroc pour approuver le tout premier Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Le Pacte présentera un cadre de coopération internationale global sur les migrants et la mobilité humaine et établira tout un ensemble d’engagements concrets, de moyens de mise en œuvre ainsi qu’un cadre de suivi.

 

En préparation à ce Pacte, la ville de Malines et le gouvernement belge ont organisé une Conférence mondiale sur les villes et la migration les 16 et 17 novembre.

Cette Conférence visait à mettre en avant les idées de recommandations concrètes des responsables politiques en matière de coopération pour la gouvernance des migrations aux niveaux local et national, faisant suite à Habitat III et au Nouveau Programme pour les villes, et contribuant à la réunion d’évaluation du Pacte mondial.

 

Lors de la conférence, il a été question d’étudier des approches plus efficaces à la gouvernance des migrations pour une plus grande diversité, notamment en matière de politiques migratoires et de croissance inclusive. Les discussions ont donné lieu aux Déclarations de Malines sur les villes et la migration, qui seront prises en compte dans le processus préparatoire du Pacte avant la réunion d’évaluation intergouvernementale au Mexique, en décembre 2017.

 

Les défis que présente la migration sont considérables. En dialoguant honnêtement et ouvertement sur la planification et la gestion de nos zones urbaines, les possibilités seront encore plus vastes.

 

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